Plus on est de fous, plus on rit.

escape-game

Retour sur la construction de notre groupe.

Mon association avec Paloma et Sébastien ne s’est pas faite en un clin d’oeil, ni par hasard.
La construction d’une équipe de porteurs de projet, d’une future association, doit être réfléchie.
Les enjeux humains et financiers d’un projet comme le nôtre nous l’imposent.

Première question : “Seul(e) maître à bord, ou pas ?”

Pour y répondre, il est nécessaire de peser le pour et le contre, mais avant tout d’apprendre à mieux se connaître soi-même.
Pas de bonne ou de mauvaise réponse, tout dépend de la personnalité et du parcours de chacun.

L’accompagnement personnalisé de l’Apec m’a été très bénéfique. J’ai été reçue par une conseillère pendant 4 mois avec qui j’ai pu discuter quant à mon profil, ma personnalité et mes envies.
D’autres organismes proposent des accompagnements équivalents : CCI, Pôle Emploi…
Des lectures peuvent aussi aider comme Associés… et heureux ! de Dominique Amblard et Marie-Laure Voisard.

Voici ma propre liste des avantages et des inconvénients à entreprendre seul(e) ou à plusieurs :

tableau

Après avoir réfléchis sur chaque point, j’en suis sûre, c’est avec d’autres personnes que je veux créer et entreprendre !
Mais lorsque j’ai déposé un dossier de candidature chez Biocoop (juin 2015), un problème persistait : m’associer, oui, mais avec qui ?

Qui choisir ? C’est parti, on fait marcher le réseau !

Copains ou pas copains ?

(Question à se poser aussi pour la famille, mais pour moi la réponse était déjà très claire : NON)

Beaucoup d’enjeux dans ce projet, beaucoup de risques… Je ne veux pas me tromper.
Dans un premier temps, je me tourne vers deux très bons amis à moi.
Je leur ai proposé de rejoindre l’aventure car ils sont très sensibles aux questions environnementales et à l’agriculture biologique.
Nous commençons à travailler ensemble sur le projet à l’automne 2015. Et tous les trois, nous rédigeons un 2e dossier de candidature, à 3 cette fois (mars 2016).
2 éléments principaux nous amèneront à abandonner notre (future) association : le choix de l’implantation géographique du magasin et la peur que notre amitié pâtisse d’éventuels conflits d’associés.

Une vision commune : nécessaire mais pas suffisant

Je cherche donc de nouveaux associés. Je lance des annonces chez les Colibris, j’en parle autour de moi, je contacte Biocoop.
C’est ainsi que Biocoop me met en relation avec un groupe de 4 personnes, dont Paloma et Sébastien.
Je me renseigne sur eux, j’interroge des proches.
Nous rencontrons tous les 5 en mai 2016 et échangeons nos dossiers respectifs.
Mais, mais, mais… c’est du plagiat ! Et non, mais nos projets se ressemblent tellement !
Ils me disent aussi d’emblée : “Nous ne sommes pas là pour être amis, mais des associés avant tout.”
C’est une autre aventure qui commence.
Et donc un nouveau dossier de candidature pour Biocoop, à 5 cette fois (juin 2016).

p_20161126_174105Nouveau rebondissement : Paloma, Sébastien et moi déciderons de nous séparer d’un des membres du groupe. Il n’est pas en phase avec notre mode de fonctionnement et notre vision de la gestion.
Le dernier membre du groupe choisira alors de ne pas continuer.

En septembre 2016, nous envoyons à Biocoop notre dernier dossier (le 4e pour moi), qui sera le dernier.

Quelle est ma place ?

Aujourd’hui, avec Paloma et Sébastien, nous sommes sûrs d’avoir fait le bon choix. Nous avons des personnalités très différentes, mais à mon sens complémentaires. Comme nos connaissances d’ailleurs. C’est ce qui nous a permis de nous répartir les tâches facilement pour notre projet : chacun sait ce qu’il a à faire, les règles sont fixées.

Pour conclure :

Plus j’ai avancé dans mon projet, plus je me suis posée les bonnes questions. Ces différentes rencontres ont fait grandir mon projet. Il s’est modifié au fil de mes rencontres, lectures, échanges… et c’est NORMAL !
Bon, d’accord, au bout d’un moment il faut faire des choix, et si possible les bons.
Il faut prendre le temps, et surtout beaucoup communiquer entre associés.

J’aime le travail collaboratif, c’est tellement enrichissant.

PS : vous connaissez l’escape game ? Si non, je vous laisse mener votre enquête. On a testé, on a approuvé 😉

Clotilde

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